Florence Foresti est de retour, et ce ne sera pas l’ultime épilogue !…

Florence Foresti est de retour, et ce ne sera pas l’ultime épilogue !…

 

Ce vendredi 13 Septembre est une date spéciale pour les superstitieux, mais pour les fans normands, ce sont des retrouvailles avec Florence Foresti, qu’on retrouve avec bonheur comme une bonne copine. L’humoriste confirme un retour fracassant ! Elle nous offre là, durant 1H30 de spectacle tonique, un one-woman-show efficace et cinglant.

Elle n’a pas perdu sa verve. Elle n’a toujours pas sa langue dans la poche, notre Florence. Non ! Elle partage avec nous, son public conquis, les agacements et les enthousiasmes, les coups de blues et les coups de gueule.

Pour son retour sur scène,Florence Foresti a choisi un titre pour son spectacle on ne peut plus énigmatique : Epilogue. Du haut de ses 45 ans, que faut-il y voir ? La « dernière partie d’une œuvre » ? Ou un lien avec le verbe signifiant « faire des commentaires longs et superflus » ? Un titre qui intrigue donc mais qui finalement, est assez anecdotique. Il détourne notre attention de la question essentielle : est-elle toujours la « boss » de l’humour ?

La réponse est évidente et cela dès son entrée en scène. Cela commence sur les chapeaux de roue avec un playback détonnant. Tout de noir vêtue, on retrouve la Foresti en forme, celle des grands jours ou plutôt des grands soirs. Egale à elle-même et différente à la fois. Humour ravageur et énergie décoiffante, on ne l’arrête pas ! Comme nous, elle évolue et change, en fonction des nouveaux us et coutumes de la société et de sa façon de consommer. Elle est irrésistible Florence, capable d’ironiser sur sa condition de « piètre séductrice ». Le fameux hashtag #MeToo devient à sa sauce « Moi, c’est #NotMe : 45 ans, jamais harcelée ! J’ai passé des castings pour des films, les producteurs ne m’ont jamais prise… dans les deux sens du terme. » Bien entendu, il s’agit d’autodérision pour cette féministe revendiquée, un registre dans lequel elle excelle. Tout comme elle réussit à réinventer un sujet pourtant convenu : une sortie chez IKEA le dimanche. Drôlissime.

On a assisté à unshow tonique aux textes d’une belle vitalité critique. On en a savouré chaque seconde en toute tranquillité, sans parasitage intempestif des portables interdits pendant la représentation. Une démarche critiquée par des internautes sur les réseaux sociaux… Mais ce que nous voyons là, plutôt qu’une atteinte discutable à une liberté, c’est le respect de l’artiste et des autres spectateurs !

Florence Foresti a toujours autant d’inspiration et on n’imagine même pas que cetEpilogue soit « la dernière partie de son œuvre » !

Texte et photos Tori Ramones

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