Alain Chamfort microsillons…maxi émotion

L’Espace Culturel de la Pointe de Caux accueillait hier et  à guichet  fermé,  Alain Chamfort en tournée pour son dernier album, « Le désordre des choses ».

Heureux les spectateurs présents ayant pris leur billet pour ce spectacle complet depuis début  novembre avec  des places mises en vente en septembre !

Dans l’antre presque intimiste de la jolie salle de 330 places, la proximité avec l’artiste a ajouté une dimension supplémentaire à l’idée de faire partie de ces happy few.

Photo Frédéric Lebourg

Entouré de  ses 3 musiciens qu’il décrit comme « les meilleurs », AC  au profil  longiligne d’un ex- jeune-homme sobrement vêtu d’un costume ajusté, débute son concert avec   «Exister »,  chanson de son  ancien répertoire. Suivent ensuite des titres de son nouvel album  avec   « Le désordre des choses » dans lequel il évoque le hasard qui nous guide. Le temps qui court est également un thème  fort de cet album, c’est ce qu’il exprime dans « En attendant », ou encore dans la magnifique chanson « Les microsillons » où il est question de rides heureuses, et qu’avec   l’âge tout est sur le visage…

Photo Frédéric Lebourg

Sur  de jolis jeux de lumières apparemment simples mais produisant le meilleur effet et variant  du rouge au  jaune, bleu ou blanc, AC entrecoupe ses chansons en s’adressant au public avec  humour. Il le remerciera d’être là : « merci d’avoir pris le risque de passer une soirée avec nous, vous ne savez pas ce qui vous attend »…puis plus tard de raconter une anecdote sur la célébrité et  le fait d’être reconnu ou à demi, dans la rue …

Des chansons sombres,  il en question. Le chanteur reconnaissant que le pire des dangers est en nous, interprète « L’ennemi dans la glace » et l’émotion est palpable tant sur la scène que dans la salle.  Mais ses chansons laissent  également  la place à des titres plus joyeux comme Bambou, tube des années  80.

Après une heure trente de concert, le public assis, se lève au son de « Tout est Pop », et prend gaiement le rythme de la chanson en tapant des mains, enchainant de la même manière sur Manureva et transformant les allées en dance-floor.

Photo Frédéric Lebourg

Vient ensuite le  temps d’un premier rappel à l’issue duquel le thème de la paternité est évoqué avec  « Comme un géant », chanson qu’il chante seul puis qu’il propose ensuite de partager, « comme ça chacun repart avec quelque-chose en plus ».  Délicate et touchante attention….

Le public en voulant encore, tente un deuxième rappel auquel l’artiste répondra sans résistance…

De ces 2 heures de concert qui ont passé en 5 minutes, c’est le mot élégance qui me vient : élégance d’un style, d’un personnage, d’un humour, d’une musique sans fioritures.  C’est sans doute cette élégance qui a permis  à ce compositeur  à la carrière de 50 ans et à son œuvre de traverser le temps, et le public d’en être touché.

Ennevi

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