Sea Shepherd lance l’opération Pacuare, une campagne anti-braconnage des tortues de mer au Costa Rica

France Infos Média est sensible à la protection animal souhaite faire partager au plus grand nombre les actions   de Sea Shepherd.

Sea Shepherd Costa Rica et Latin American Sea Turtles (LAST) viennent de lancer l’opération Pacuare, une campagne anti-braconnage pour protéger les tortues marines sur la plage de Pacuare, dans la province de Limón au Costa Rica. D’après les biologistes marins, le mois de septembre sera la période de nidification la plus importante chez les tortues vertes. Ils pensent donc que le braconnage augmentera pendant ce laps de temps.

LAST, membre de WIDECAST, un réseau scientifique international avec des coordinateurs dans plus de 40 pays, mène le projet de protection des tortues de mer sur l’île de Pacuare. Son nombre de volontaires diminuant régulièrement, LAST a sollicité Sea Shepherd pour devenir un partenaire international. Le but de ce partenariat est de faire connaître les problèmes locaux et de recruter des volontaires via son vaste réseau de militants engagés pour protéger les tortues vertes, imbriquées et caouannes qui viennent annuellement faire leur nid sur la petite île.

Les volontaires de Sea Shepherd et de LAST patrouillent activement sur le littoral de l’île de Pacuare pour localiser et protéger les nids et les tortues marines. Les œufs pondus par ces animaux en voie de disparition, qui font déjà face à de nombreuses menaces d’origine humaine (notamment l’enchevêtrement dans les filets de pêche, les prises accidentelles et la pollution marine), peuvent tomber entre les mains des braconniers, une situation qui augmente le risque d’extinction des tortues marines. Certaines espèces ciblées par les braconniers ont déjà presque disparu.

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Il existe dans cette zone une loi tacite selon laquelle un nid de tortue revient de droit à la première personne qui le trouve. Cette loi plutôt primitive est en général respectée et réduit les risques de conflit. Ainsi, la stratégie de base pour protéger ces tortues est la supériorité numérique: plus il y a de volontaires à patrouiller sur les plages et à revendiquer les tortues, moins d’œufs sont braconnés et moins de tortues sont tuées. Les rapports d’enquête préliminaires montrent qu’il y a un volontaire pour trois braconniers. Il est donc absolument nécessaire de recruter davantage de volontaires pour maintenir les tortues qui nichent hors de danger.

La population officieuse de cette île peu développée est d’environ deux cents habitants, il y donc peu de solution pour gagner sa vie, à l’exception de la pêche et de la vente de noix de coco. Par conséquent, les gens se tournent vers le braconnage d’œufs et l’abattage de tortues: ils tirent leurs revenus de la viande et de la vente de souvenirs. Cependant, si on leur donnait une source alternative de revenus, comme l’écotourisme, les habitants préfèreraient protéger les tortues plutôt que de les exploiter.

« Le désespoir économique n’est pas une excuse valable pour tuer ces créatures inoffensives et exporter leurs œufs sur les marchés étrangers. Une tortue marine a bien plus de valeur vivante que morte, même pour les braconniers. Le braconnage et les autres activités humaines déciment les tortues marines à une vitesse alarmante. De nombreuses espèces sont sur le point de disparaître totalement des océans.

Il est plus que temps de les protéger et Sea Shepherd s’engage à le faire au Costa Rica et dans les autres lieux de nidification dans le monde », a déclaré Susan Hartland, directrice exécutive de Sea Shepherd USA.

Malgré l’assassinat de l’activiste Jairo Mora Sandoval par des braconniers sur la plage avoisinante de Moín en 2013, le massacre des tortues et le braconnage des œufs restent relativement peu médiatisés, le Costa Rica étant souvent dépeint comme un paradis écotouristique et sûr pour la faune. Le massacre des tortues et le braconnage des œufs n’est que la partie visible de l’iceberg sur la plage de Moín, où les crimes et le trafic de drogues sont monnaie courante. Malgré la beauté du site et la diversité de la faune, ces 17 kilomètres de côte sont dangereux sans escorte policière et donc difficiles à protéger.

« Sea Shepherd a baptisé l’un de ses navires d’après Jairo Mora Sandoval, défenseur engagé des tortues marines, qui a été tué au Costa Rica alors qu’il protégeait des nids de tortue des braconniers. Notre objectif est d’augmenter les patrouilles sur la plage de Moín l’année prochaine afin d’honorer la mémoire de Jairo en continuant son travail important au Costa Rica. De nombreuses personnes veulent exploiter les tortues, mais ces dernières peuvent compter sur leurs défenseurs acharnés, » a ajouté Susan Hartland.

Sea Shepherd mène actuellement d’autres campagnes de défense des tortues marines dans des zones où le braconnage de tortues est important, notamment au Honduras et au Cap-Vert.

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