Bulgarie : un nouveau squelette de « vampire »

Un nouveau squelette cloué d’agrafes en fer a été découvert en Bulgarie. Selon les archéologues, il s’agit de rites païens destinés à empêcher le corps de se relever pour devenir vampire.

Un archéologue met au jour le squelette d’un mort qui avait été « traité » pour ne pas devenir un vampire à Veliko Tarnovo le 12 juin 2012. Photo : AFP

Les Bulgares seraient-ils superstitieux ? Une semaine après la découverte de deux squelettes dans la ville de Sozopol, un nouveau cadavre « traité » pour empêcher le mort de se transformer en vampire a été découvert le 13 juin à Veliko Tarnovo au centre du pays.

« Il ne s’agit pas d’un vampire mais d’un rite inspiré des superstitions païennes pour empêcher le mort de le devenir », a expliqué l’archéologue Nikolaï Ovtcharov avant de préciser « le corps a été fixé à la terre par des agrafes en fer – trois aux jambes et une du côté gauche du thorax. Par double précaution, la tombe a aussi été recouverte de charbon brûlé ».

Ce squelette d’un homme d’une trentaine d’années, probablement vieux de plusieurs siècles a été découvert au cours des fouilles dans la nécropole d’un petit monastère. L’archéologue Nikolaï Ovtcharov y avait fait il y a deux ans une découverte semblable : les mains d’un squelette étaient liées et tenaient une bourse pleine de monnaie du XVIIIe siècle.

En Bulgarie et dans d’autres pays des Balkans, les rites visant à empêcher les morts de devenir vampires sont connus des chercheurs mais n’ont été découverts que récemment par le grand public. Ils se seraient répandus à partir du XVe siècle, sous la domination ottomane, quand « chaque famille pratiquait la religion comme elle l’entendait », selon Nikolaï Ovtcharov.

Récemment, deux squelettes du Moyen-Âge, également percés de morceaux de fer pour ne pas se transformer en vampires, avaient été trouvés dans une ancienne église de la ville bulgare de Sozopol. Le directeur de l’Institut historique national, Bojidar Dimitrov, avait alors expliqué que « cette pratique s’était maintenue dans certains villages bulgares jusqu’à la première décennie du XXe siècle ». Un des deux corps, vieux de 700 ans et dont les dents avaient été cassées pour le rendre inoffensif, sera exposé à la fin de la semaine à l’institut historique de Sofiaen vue d’attirer des touristes.

 

Source métro journal

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